La machine Call of Duty n’a pas l’habitude de caler, pourtant l’arrivée de Black Ops 7 laisse perplexe. Les premiers indicateurs montrent un accueil tiède en Europe, malgré une sortie très attendue. Pour une série réputée imprenable, le contraste avec la concurrence surprend.
Un démarrage à la peine en Europe
Lancé le 14 novembre 2025 sur PS5, Black Ops 7 ne suit pas la trajectoire triomphale habituelle. D’après les données GSD relayées par TheGameBusiness, les ventes de sa première semaine sont 63 % inférieures à celles de Battlefield 6, disponible depuis début octobre. Le coup est d’autant plus rude qu’un autre baromètre s’affole : selon Christopher Dring, les ventes de lancement reculent de 61 % par rapport à Black Ops 6. Pour Activision, difficile de minimiser un tel revers sur un territoire historiquement solide.
Battlefield 6 retient mieux ses troupes
Au-delà du démarrage, la capacité à ramener les joueurs est cruciale. Sur ce plan, Battlefield 6 marque des points. Ampere Analysis indique que 25 % des joueurs ayant lancé Battlefield 6 en septembre sont revenus en octobre. En face, Black Ops 7 affiche un taux de rétention plus faible, accompagné de retours utilisateurs moins enthousiastes que prévu. Ce différentiel interroge l’adhésion à cet épisode, alors même que la série Call of Duty demeure un poids lourd du FPS avec des moyens colossaux. Le message envoyé par la communauté est clair: la notoriété ne suffit plus, il faut convaincre sur la durée.
Un numéro 1 au goût amer
Paradoxalement, Black Ops 7 trône quand même en tête du top 10 des ventes européennes pour la semaine du 16 novembre. Il devance notamment Anno 117 : Pax Romana, EA Sports FC 26 et Grand Theft Auto 5. Battlefield 6 occupe la quatrième place, tout en signant une meilleure performance de lancement. Ce contraste révèle un paradoxe: l’étiquette de leader hebdomadaire masque un des débuts les plus décevants de la franchise sur le marché européen. Dans un contexte où la concurrence FPS se durcit, la moindre faiblesse devient visible.
Pour les joueurs comme pour l’éditeur, la suite sera décisive. Si des mises à jour majeures, un suivi plus agressif et une écoute renforcée de la communauté s’alignent, Black Ops 7 peut encore redresser la barre. Mais le signal envoyé par ces chiffres est un avertissement: même pour Call of Duty, rien n’est jamais acquis.
