Source : igdb
Plus de quatorze ans après la sortie de Max Payne 3, Dan Houser revient sur le destin contrasté du jeu. Dans un entretien accordé à IGN, le cofondateur de Rockstar Games, qui en était aussi le scénariste principal, estime avoir largement contribué à ses défauts. Une autocritique qui résonne avec la réception divisée du troisième épisode.
Un Max Payne différent de ses prédécesseurs
Contrairement aux deux premiers volets, développés par Remedy Entertainment, Max Payne 3 a été conçu par Rockstar Games. Le studio a choisi de déplacer l’action vers le Brésil et de proposer une aventure linéaire, plus ramassée que les grands mondes ouverts associés à la marque.
Pour Dan Houser, cette formule représentait une expérience d’écriture particulière. Il appréciait notamment le rythme très cadré, la mise en scène inspirée du cinéma et les effets graphiques utilisés pour accompagner les monologues de Max. Avec le recul, il reconnaît toutefois que plusieurs décisions artistiques n’ont pas trouvé leur public.
Dan Houser reconnaît avoir mal évalué les attentes
Dans l’entretien, Houser explique que l’accueil réservé au jeu lui a fait comprendre que l’équipe n’avait pas répondu aux attentes d’une partie des joueurs. Il cite également l’attachement du public à la plume de Sam Lake, créateur de la série, dont le style n’a pas été reproduit à l’identique dans ce troisième épisode.
Sa conclusion est sans détour : il considère que sa contribution n’a pas été une réussite et qu’une part importante de la responsabilité lui revient, à la fois comme décideur et comme auteur. Cette déclaration ne signifie pas que le jeu a été unanimement rejeté. Au lancement, la presse lui a réservé un accueil favorable, tandis que ses déplacements à la troisième personne et ses fusillades restent souvent appréciés.
Un bilan commercial inférieur aux attentes
Le principal revers a aussi été commercial. Take-Two Interactive avait évoqué des ventes plus faibles que prévu pour Max Payne 3, un résultat présenté comme l’une des causes d’une perte de 110 millions de dollars sur le trimestre concerné. Pour Houser, le titre n’a donc pas rencontré le succès qu’il aurait dû connaître.
Le destin de la franchise n’est pourtant pas terminé. Remedy et Rockstar travaillent aujourd’hui sur les remakes de Max Payne et Max Payne 2, avec Remedy aux commandes. Ce projet pourrait offrir une nouvelle lecture de la série et rappeler ce que les joueurs attendent réellement de son univers noir.
