Source : igdb
Avec Queen’s Domain, Freshly Baked Games propose une aventure en vue subjective qui assume pleinement son inspiration : King’s Field, l’ancienne série de FromSoftware à l’origine de nombreux éléments associés à l’ADN des Souls. Après environ cinq heures de jeu, cette production indépendante se distingue surtout par son atmosphère, son exploration et sa volonté de laisser le joueur trouver lui-même son chemin.
Une île mystérieuse à parcourir
L’aventure débute lorsque le prince Beriik échoue sur l’île de Neasied après la destruction de son navire. Il est à la recherche de son père, le roi Gius Abraon, parti tenter de sauver le royaume de Bamaen. Pendant ce temps, l’armée des morts de la reine Siraatsu reprend vie, tandis que les créatures de l’île deviennent hostiles.
Le décor adopte une esthétique volontairement rétro, avec des modèles rudimentaires, des textures basse résolution et une palette froide. Cette direction artistique ne cherche pas seulement à imiter les jeux des années 1990 : elle installe une sensation d’isolement renforcée par une bande-son électronique étrange, parfois mélancolique, parfois franchement dissonante.
L’île est compacte, mais ses chemins s’entrecroisent de manière suffisamment retorse pour transformer la progression en véritable énigme. Une tour, une porte monumentale ou une grotte fermée servent de repères et de promesses. Les raccourcis, passages secrets et zones accessibles après l’obtention de nouvelles armes donnent progressivement au monde une dimension proche du metroidvania.
Un système de combat volontairement limité
Les affrontements reposent sur des bases simples : coups d’épée, gestion de l’endurance et placement face aux ennemis. Il n’existe pas de bouton d’esquive dédié, ce qui oblige à sortir de la trajectoire des attaques ou à provoquer une ouverture avant de frapper. Les attaques chargées infligent davantage de dégâts et encouragent une approche patiente.
L’arsenal s’étoffe ensuite avec des couteaux de lancer, des lances et des armes dotées de capacités secondaires. Un système de types de dégâts pousse également à varier son équipement, notamment contre les boss. La progression automatique améliore le personnage, mais aussi les armes, qui peuvent évoluer au fil de leur utilisation.
Un hommage qui ne se résume pas aux Souls
Malgré ses ressemblances avec les jeux de FromSoftware, Queen’s Domain n’est pas présenté comme un Soulslike classique. La mort ne fait pas perdre les ressources accumulées et les sauvegardes peuvent être effectuées indépendamment des cristaux qui restaurent l’énergie et réinitialisent les ennemis.
Après cinq heures sur une durée annoncée d’environ quarante heures, le jeu semble déjà trouver un équilibre convaincant entre exploration, combats et résolution de problèmes. Ses contrôles parfois rugueux et sa difficulté peuvent demander un temps d’adaptation, mais son univers singulier donne envie de poursuivre l’expédition.
